INEE

Répondre aux enjeux planétaires posés par le changement global et promouvoir la recherche aux interfaces entre les grands champs disciplinaires, Sciences de la Terre, de la Vie, de l’Homme et de la Société, pour faire émerger les Sciences pour l’Environnement en tant que champ scientifique intégré, tel est l’objectif de l’INEE.

Présentation de l’INEE

 L’Institut contribue à construire et à fournir les bases scientifiques pour une meilleure gestion des milieux, des ressources et des patrimoines, à préserver et renforcer les services de la biodiversité et des écosystèmes, à diffuser les concepts et les connaissances dans la société, dans tous les autres domaines scientifiques, chez les décideurs comme chez les acteurs.  

L'Écologie globale

Au carrefour des Sciences de la Terre, de la Vie, de l’Homme et de la Société, l’INEE développe le concept d’écologie globale, qui se définit aussi bien au sens de pluri- et d’interdisciplinarité que de biosphère globale. L’objectif de l’institut est de comprendre et de relier entre eux les processus écologiques aux multiples impacts du changement global, qu’ils soient liés au changement climatique ou aux activités humaines.

Par une recherche fondamentale d’excellence en écologie et environnement, incluant la biodiversité et les interactions hommes-milieux, l’INEE stimule les recherches et les études sur le fonctionnement et la dynamique des écosystèmes et des anthroposystèmes, à différentes échelles de temps (du très ancien à l’actuel) et d’espace (la biosphère).

Chercher des solutions d’adaptation au changement global

La très haute complexité inhérente à ces champs de recherche requiert une démarche d’étude systémique fondée sur l'observation, l'expérimentation, la modélisation et l'archivage pour proposer des solutions.

Grâce à sa maturité conceptuelle et à ses capacités de prédiction croissantes, l’écologie permet de qualifier et quantifier ce que sera notre milieu de vie en fonction des contraintes, réelles ou fictives, qui lui seront imposées par les activités humaines et les modifications environnementales.

L’écologie est conçue pour aborder des problématiques multi-acteurs, multi-processus et multi-échelles. Elle constitue ainsi un mode de pensée d’une large portée, valable pour la compréhension et le pilotage de systèmes aussi variés qu’un espace agricole, un ensemble industriel ou une zone urbaine.

Développer les conditions d’une recherche d’excellence

Pour créer les conditions favorables à l’innovation et à l’émergence de nouveaux champs de recherche, l’INEE développe, depuis sa création en 2009, des recherches originales au moyen de dispositifs dédiés. Ainsi de nouveaux domaines de recherche ont vu le jour, comme l’écologie de la santé, l’ADN environnemental, l’écologie chimique et les nouveaux modèles : où la biodiversité explore de nouveaux mécanismes biologiques et biochimiques.

Des dispositifs originaux et dédiés viennent en soutien, ainsi l’expérimentation sur les écosystèmes avec les Ėcotrons et les stations d’écologie expérimentales, l’observation de la co-évolution société-environnement avec les Observatoires Hommes-Milieux (OHM) ou le suivi, sur le long terme, des territoires avec les Zones Atelier (ZA) et leurs réseaux.

Organigramme

Direction

Directrice de l'INEE (2)

Chargée des affaires générales

Secrétaire

Directrice adjointe administrative (1)

Secrétaire

Écologie évolution et biodiversité (5)

Sections 29, 27 et 23

Chargé de mission

Chargé de mission

Chargé de mission

Chargée de mission

Secrétaire

Écologie fonctionnelle (3)

Section 30

Conseiller scientifique

Chargé de mission

Secrétaire

Interactions hommes-milieux (3)

Sections 31 et 39

Chargé de mission

Chargé de mission

Secrétaire

Outils et infrastructures (2)

Zones Ateliers

Chargé de mission

Secrétaire

Politique de site (1)

Suivi et pilotage des DIPEE, des OHM et des SEEG

Secrétaire

Développement durable (2)

Conseiller scientifique

Secrétaire

Écologie de la santé (1)

Secrétaire

Milieux marins et océaniques

Pôles (Arctique et Antarctique)

Pôles

Europe et international (2)

Responsable

Communication (2)

Responsable

Valorisation (1)

Formation : Écoles thématiques (2)

Chargée de mission (CMFI)

Secrétaire

Ressources financières (2)

Ressources humaines structures (2)

L’écologie en territoire ultramarin

Au centre de hotspots de biodiversité, de nombreuses recherches sont en cours dans les territoires ultramarins.

En Guyane

La Guyane française est la plus grande région tropicale d’Europe. Elle présente des caractéristiques écologiques et biogéographiques qui en font un site exceptionnel pour étudier la biodiversité amazonienne. Plusieurs structures existent sur ce territoire :

Le laboratoire écologie, évolution, interactions des systèmes amazoniens

Ainsi au sein de la station des Nouragues, le Laboratoire écologie, évolution, interactions des systèmes amazoniens (LEEISA) étudie la biodiversité amazonienne, les effets du changement climatique, les services écosystémiques, la chimie des bioressources, la filière bois, les flux de carbone et gaz à effet de serre (tour à flux) et le stockage du carbone par les forêts tropicales.

Ces recherches sont conjointement portées par le Centre d’étude de la biodiversité amazonienne. Ce Labex relève le défi scientifique majeur de comprendre pourquoi tant d’organismes vivants sont présents dans les écosystèmes tropicaux. Il favorise l’innovation dans la recherche sur la biodiversité tropicale. Il fédère un réseau d’équipes de recherche françaises internationalement reconnues, contribue à la formation universitaire et encourage les collaborations scientifiques avec les pays d’Amérique du Sud.

Par ailleurs, une autre équipe du LEEISA travaille sur les questions de santé (dont le diabète et Alzheimer), de politique aux frontières, de droit du foncier, conjointement avec l’Observatoire Hommes-Milieux Oyapock.

Associé au groupement de recherche Littoral de Guyane sous influence de l’Amazone (Liga), une troisième équipe du LEEISA étudie les écosystèmes et les dynamiques des espaces littoraux et côtiers sous influence amazonienne, le littoral turbide le plus dynamique au monde.

Le laboratoire Ėcologie des forêts de Guyane

Le laboratoire Ėcologie des forêts de Guyane (Ecofog) mène des recherches sur la compréhension du fonctionnement de la forêt tropicale au sens large, en recoupant les principaux champs de l’écologie (biologie des populations, écologie des communautés, écologie fonctionnelle) avec des points forts sur les arbres, les micro-organismes du sol, les insectes et la végétation. D’autres équipes travaillent aussi sur les sciences du bois et la chimie des substances naturelles et en écologie chimique.

À la Réunion

L’île de la Réunion est une place stratégique pour mener des recherches au cœur de l’océan Indien.

Le laboratoire Processus infectieux en milieu insulaire tropical

Le laboratoire Processus infectieux en milieu insulaire tropical (Pimit) réalise des travaux dans le domaine de l’écologie de la santé et la diffusion des maladies émergentes dans l’océan Indien.

Le laboratoire Écologie marine tropicale des océans Pacifique et Indien

Le laboratoire Écologie marine tropicale des océans Pacifique et Indien (Entropie) regroupe à Nouméa et sur l’île de la Réunion, des écologues, des écophysiologistes et des généticiens marins ainsi que des spécialistes de la télédétection et du traitement du signal autour d’un projet commun.  Leur objectif est de mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes marins et insulaires de l’Indo-Pacifique tropical dans le contexte du changement global afin de proposer des stratégies de conservation, de valorisation et de gestion durable.

En Nouvelle-Calédonie

Le laboratoire Écologie marine tropicale des océans Pacifique et Indien

Le laboratoire Écologie marine tropicale des océans Pacifique et Indien (Entropie) regroupe à Nouméa et sur l'île de la Réunion, des écologues, des écophysiologistes et des généticiens marins ainsi que des spécialistes de la télédétection et du traitement du signal autour d’un projet commun.  Leur objectif est de mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes marins et insulaires de l’Indo-Pacifique tropical dans le contexte du changement global afin de proposer des stratégies de conservation, de valorisation et de gestion durable.

Le laboratoire Chimie bio-inspirée et innovations écologiques

Basé à Montpellier, le laboratoire Chimie bio-inspirée et innovations écologiques (ChimEco) réalise sur le site de la Nouvelle-Calédonie des travaux importants en réhabilitation écologique de sites miniers dégradés et de valorisation de ces procédés par une chimie verte innovante et bio-inspirée. Cette approche intégrée et interdisciplinaire de la phytoremédiation du nickel et du manganèse s’appuie sur des connaissances fondamentales en écologie végétale des plantes hyperaccumulatrices de métaux et écologie microbienne, et en chimie écologique et environnementale. Les fils conducteurs sont l’amélioration de la qualité environnementale et écologique des sites pollués et une gestion réfléchie des risques associés en apportant les moyens de les maîtriser dans la durée.

En Polynésie française

Le Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement

Le Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement (Criobe) se situe à la fois sur l’île de Moorea (face à Tahiti) et à Perpignan. Ce laboratoire est incontournable pour les études sur l’écologie des coraux et leurs réponses au changement climatique.

Labex Corail

Le Criobe porte le Labex Corail qui étudie les récifs coralliens face au changement global de la planète. Ce projet rassemble environ 80 % des scientifiques en France impliqués dans la connaissance des récifs coralliens opérant sur les trois grandes zones récifales tropicales. L'objectif du consortium est d'établir un centre d'excellence français pour les récifs coralliens se situant au plus haut niveau mondial des centres de recherche sur les récifs coralliens.

Le conseil scientifique de l'INEE

Le Conseil scientifique de l'INEE a pour mission de conseiller et assister par ses avis et ses recommandations la directrice de l'Institut de manière prospective sur la pertinence et l'opportunité des projets et activités de l'Institut.