Innovation

L’écologie et l’environnement apparaissent depuis plusieurs années comme des problématiques d’avenir au sein des entreprises, à la croisée d’enjeux tant sociaux qu’économiques. Dans ce contexte, l’INEE apporte son expertise innovante aux secteurs public et privé.

Valoriser les connaissances, une ambition majeure

L’INEE met en place un processus d’accompagnement de l’innovation dans le domaine de l’environnement au sens large, qui repose sur deux objectifs majeurs. Il vise d’une part à permettre un transfert des technologies et des connaissances fondamentales issues de la recherche vers des partenaires publics ou privés, et d’autre part à assurer des retombées sociales ou culturelles.

Un contexte favorable

Les problématiques liées aux changements globaux, à la mondialisation des activités humaines, aux conséquences des actions de l’Homme sur l’environnement et à leurs effets sur la santé prennent une importance nouvelle au sein de la société. Afin de lui apporter une réponse, l’INEE développe le transfert de connaissances des laboratoires par le biais d’actions ou partenariats économiques, sociaux ou culturels.

Les laboratoires travaillent ainsi en étroite collaboration avec l’institut, la direction de l’innovation et des relations avec les entreprises (Dire), et les services de partenariats et de valorisation (SPV) des délégations régionales.

D’autres acteurs du paysage de l'innovation en France peuvent les soutenir dans leur démarche innovante, par exemple les sociétés d'accélération du transfert de technologies (SATT) ou CNRS Innovation, filiales de valorisation du CNRS.

CNRS Innovation Recherche Entreprises Claude GRISON

Spécialiste de la chimie « éco inspirée », Claude Grison est un exemple d’expérience d’innovation réussie à l’INEE. En 2011, elle a été soutenue par l’Agence nationale de la recherche (ANR) pour un projet portant sur la valorisation chimique et le recyclage vert des déchets miniers. Elle a également reçu, en 2014, la médaille de l’innovation du CNRS pour ses travaux sur la dépollution des sols miniers grâce à l’utilisation des plantes, ainsi qu’un financement du programme de prématuration du CNRS en 2018.

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L’innovation à l’INEE en quelques chiffres

  • 6 laboratoires communs dont 2 ANR
  • 47 brevets
  • 37 licences d’exploitation
  • 20 créations d’entreprise depuis 2009

Des outils au service de la valorisation

L’INEE fait appel à divers outils, partenariats et processus mis à disposition par le CNRS afin d’accompagner les personnels des unités dans leur démarche de valorisation : création de laboratoires communs, de start-ups, aide à la construction du dossier de prématuration ou encore soutien aux dépôts de brevets.

Des collaborations pour de la recherche à long terme

La démarche de l’INEE en termes de valorisation et d’innovation se traduit de deux manières. D’une part, il s’agit de mettre en lumière le potentiel innovant de projets initiés par les équipes et les unités. Une fois détectés, ces projets font l’objet d’un accompagnement pour leur valorisation et le transfert des connaissances et technologies développées. D’autre part, l’institut s’attache à impulser une dynamique partenariale de long terme entre les équipes/unités et les acteurs économiques, en promouvant les recherches collaboratives. Ces relations avec le monde socio-économique se traduisent en premier lieu de deux façons :

  • Par des contrats de recherche partenariale (collaboration de recherche, prestation de service, équipe conseil, thèse Cifre, etc.)
  • Par des contrats de transfert (licence sur brevet, logiciel, savoir-faire, etc.)

Mise en place d’une collaboration avec l’Afise

Depuis mi-2017, l’INEE a initié des échanges avec l’Afise (Association française des industries de la détergence, de l’entretien, et des produits d’hygiène industrielle) avec deux objectifs principaux :

  • mettre à disposition les connaissances et savoir-faire issus de l’ensemble des laboratoires du CNRS ;
  • apporter une vision innovante destinée à favoriser de nouvelles solutions en matière d’hygiène domestique et industrielle.

L’objectif : aboutir à des programmes à long terme sur les conséquences et les défis qui se présentent aux industriels du secteur dans le contexte actuel (réchauffement climatique, accroissement des échanges planétaires, expansions démographiques, maladies émergentes), grâce à une collaboration entre chercheurs, universitaires et équipes de R&D.

Les laboratoires communs de recherches (LCR) : des partenariats structurants

Laboratoires « virtuels » entre le CNRS et un grand groupe ou une PME-PMI, tels que Arkema France, les laboratoires Pierre Fabre ou Andromède Océanologie par exemple, les laboratoires communs de recherche sont un outil privilégié pour pérenniser des collaborations de recherche avec des entreprises. L’INEE en compte actuellement six, dont deux ont obtenu des financements de l’Agence nationale de la recherche (ANR) et ont depuis pris le statut de LabCom, pour une durée de quatre ans.

R2C, ou air to sea, Labcom ANR pour l’automatisation de la cartographie des biocénoses marines

R2C est un laboratoire commun (LabCom), financé par l’ANR en 2016, qui développe des outils innovants d’aide à la décision pour améliorer la reconnaissance et le diagnostic environnemental des fonds marins côtiers. Ce projet a vu le jour dans le cadre du renforcement de la réglementation européenne et nationale en matière de gestion des zones côtières. R2C met ainsi en commun :

  • l’expérience et les compétences dans la production de données de terrain d’une entreprise reconnue en océanologie côtière, Andromède Océanologie,
  • les qualités scientifiques d’une équipe de recherche spécialisée dans l’étude des écosystèmes : Biodicée, rattachée à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (Isem).

Biodicée et Andromède travaillent ensemble depuis 2012 et ce LabCom est une occasion unique de pérenniser leur partenariat avec le développement d'outils innovants, afin d’automatiser la reconnaissance et le diagnostic écologiques des fonds marins côtiers à partir de photogrammétrie 3D in situ et de l’intégration d’indicateurs écosystémiques.

Outils traditionnels de l’innovation : start-up et brevets

Les brevets et la création de start-up sont deux leviers de valorisation soutenus par l’INEE permettant de valoriser les recherches et de tisser des liens durables entre les mondes scientifique et socio-économique. Un accompagnement est offert aux porteurs de projets pour le dépôt de brevets et de licences d’exploitation, et s’illustre notamment par une collaboration entre l’institut et les responsables de la valorisation du CNRS. Afin de mettre en place le processus de valorisation le plus adapté, chaque projet fait l’objet d’une procédure impliquant plusieurs acteurs :

  1. La direction de l’unité et les responsables partenariats et valorisation (RSPV) en délégation régionale sont informés par le personnel qu’un projet peut être valorisé.
  2. Les RSPV font remonter cette information au pôle valorisation de l’institut qui procèdera à une expertise.
  3. La filiale du CNRS en charge de la gestion du portefeuille de brevets fait une étude afin de diriger le projet vers le processus de valorisation le plus adapté.

Valbiotis

Présents aux côtés de Valbiotis depuis sa création en 2014, des chercheurs du Laboratoire Littoral environnement et sociétés participent au développement de cinq produits de nutrition-santé à base d'extraits de plantes.

Cette start-up des sciences de la vie entre en bourse après seulement trois ans d'existence.

Son produit candidat le plus avancé, Valedia®, destiné aux prédiabétiques qui représentent plus de 130 millions de personnes pour les seuls marchés européen et américain, est actuellement en phase IIa de développement clinique. À l’issue de cette étape prévue fin 2018 - début 2019, une demande d’allégation santé propriétaire sera soumise, dans un premier temps, auprès de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) afin de pouvoir envisager une commercialisation en Europe en 2020, puis, dans un second temps, auprès de la Food and Drug Administration (FDA) pour une commercialisation en 2021 aux États-Unis.

Pour le laboratoire, cette collaboration suivie est fructueuse en termes de rayonnement scientifique et de financement de la recherche. Elle se traduira aussi par un retour financier dès la commercialisation des premiers produits.


Contact chercheur
Thierry MAUGARD
Laboratoire Littoral environnement et sociétés (CNRS/Université de La Rochelle)

Le programme de prématuration : aider au lancement d’un projet

Le CNRS soutient l’innovation dans ses laboratoires grâce au programme de prématuration, coordonné par la direction de l’innovation et des relations avec les entreprises (Dire), dont l’objectif est de soutenir les toutes premières étapes de développement de projets émergents à fort potentiel d’innovation. L’institut soutient l’accès à ce programme en diffusant l’information et par un accompagnement dans l’élaboration du dossier présenté en comité.