Cécile Albert, lauréate de la bourse ERC Proof of Concept

Distinctions

Cécile Albert, directrice de recherche CNRS à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale, remporte ce prestigieux financement européen pour son projet BioValidR. Les subventions ERC Proof of Concept visent à faciliter l’exploration du potentiel d’innovation commerciale et sociale de recherches déjà financées par une ERC.

Après une formation initiale à l’École polytechnique, Cécile Albert obtient un doctorat en écologie à l’université de Grenoble en 2009. Titulaire de la bourse de mobilité Marie Skłodowska-Curie, elle rejoint l’année suivante l’université McGill, au Canada, pour trois ans. Depuis 2013, elle est chercheuse CNRS à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (IMBE – CNRS / Aix Marseille Université / Avignon Université / IRD). Elle y poursuit ses recherches en écologie des paysages, qui vise à comprendre l’impact de l’agencement spatial des écosystèmes sur la biodiversité et les services écosystémiques. Croisant écologie fonctionnelle, écologie des paysages, biogéographie et modélisation, ses travaux s’attachent à identifier des solutions à un aménagement du territoire plus résilient aux changements climatiques et favorisant la cohabitation durable entre humains et non-humains. Après avoir été lauréate d’une ERC Starting Grant dans le cadre du projet SCALED en 2021, elle décroche en 2026 une ERC PoC pour renforcer les ponts entre ses travaux théoriques et leur mise en application pour des territoires durables et accueillants pour la biodiversité. 

img_Cécile-SCALED
Sur le terrain du projet SCALED, suivi du déplacement des écureuils roux à Aix-en-Provence © François Hamonic, 2024

Validating the Biodiversity Value of nature restoration scenarios for resilient territories | BioValidR

La loi européenne sur la restauration de la nature vise à restaurer 20 % du territoire d'ici 2030 pour inverser le déclin de la biodiversité. Pourtant, les efforts actuels de restauration se limitent à des objectifs de superficie, ce qui génère des retours sur investissement incertains, une faible priorité politique et un manque d’engagement des parties prenantes. 

Pour optimiser l’investissement dans les projets de restauration de la nature, il est crucial de développer des  outils permettant d'évaluer le potentiel biologique des scénarios de restauration avant leur mise en œuvre. Le projet BioValidR porté par Cécile Albert vise à répondre à ce besoin urgent en  développant une boîte à outils permettant de quantifier les résultats biologiques des scénarios de restauration avant leur mise en œuvre. Celle-ci sera testée et validée sur un cas concret de renaturation dans un territoire urbain, celui de la Plaine Commune Grand Paris. En combinant modélisation de la biodiversité et des systèmes expérimentaux en microcosmes, l’équipe pourra comparer différents modèles de restauration écologique et identifier ceux ayant les meilleurs résultats en matière de biodiversité. Les résultats contribueront à un aménagement de territoires restaurés plus durables et plus résilients.

Laboratoire CNRS impliqué 

  • Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale (IMBE - CNRS/Aix-Marseille Université/Avignon Université/IRD)

Contact

Cécile Albert
Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale (IMBE - CNRS / Aix Marseille Université / Avignon Université / IRD)