Maxime DurandChercheur CNRS
Après un master en biologie végétale tropicale à l'Université de Montpellier (2013) et un master en physiologie et écologie végétales à l'Université de Lorraine (2015), Maxime Durand a réalisé une thèse à l'INRAE, au sein de l'unité SILVA à Nancy, sous la direction de Didier Le Thiec et d'Oliver Brendel. Soutenue en 2019 dans le cadre du projet européen WATBIO, elle portait sur la dynamique des stomates et l'efficience d'utilisation de l'eau chez le peuplier en conditions de sécheresse. De 2020 à 2025, il a rejoint le groupe Canopy Spectral Ecology and Ecophysiology de l'Université d'Helsinki, en Finlande, dirigé par T. Matthew Robson, où il a également travaillé avec Pedro J. Aphalo et Anna Lintunen. Ses recherches ont porté sur les fluctuations de lumière dans les couverts forestiers et leurs conséquences pour la photosynthèse, avec le soutien d'un financement du Conseil de la recherche de Finlande (2022-2025). Depuis janvier 2026, il a rejoint le groupe d'écophysiologie végétale du laboratoire Écologie Société Evolution (ESE - CNRS/AgroParisTech - Paris Saclay/Université Paris-Saclay)
SHIFT - Sunlight Heterogeneity Impacts Forest Trajectories
Les forêts absorbent une part importante du CO2 que nous émettons, mais cette capacité dépend étroitement de la lumière qu'elles reçoivent. Or cette lumière change : nuages, incendies et pollution rendent cette lumière plus diffuse, tandis que sécheresses et canicules se multiplient. Un ciel voilé n'éclaire pas une forêt comme un ciel bleu. La lumière diffuse se répartit plus uniformément et pénètre plus profondément sous les arbres, ce qui peut augmenter la photosynthèse. Mais lorsque la chaleur et le manque d'eau s'ajoutent, nul ne sait si cet avantage persiste. Le projet SHIFT va observer les feuilles directement à l'intérieur des forêts. Des chambres de mesure seront construites, et installées du sol à la cime des arbres, et suivront en continu leur photosynthèse et leur transpiration, pendant que des filtres reproduiront un ciel diffus en pleine forêt. Ces observations alimenteront les modèles utilisés pour simuler le climat et l'avenir des forêts. En comprenant comment lumière, chaleur et eau agissent ensemble, SHIFT permettra de prédire le rôle des forêts dans le climat de demain et d'identifier les pratiques de gestion capables de les rendre plus résistantes.