Innovation

La recherche en écologie et en sciences de l’environnement a permis de mettre en évidence les problématiques liées aux changements globaux, à la mondialisation des activités humaines, à leurs conséquences sur l’environnement et à leurs effets sur la santé. De nouveaux paradigmes sont devenus nécessaires pour un développement plus durable, où l'économie devient compatible avec les préoccupations des sociétés et environnementales. Dans ce contexte, les unités de l’INEE apportent leurs connaissances afin de proposer des solutions basées sur la nature, des technologies et des procédés originaux, des modèles innovants de gestion et de gouvernance des écosystèmes, et répondre ainsi aux enjeux écologiques et environnementaux de notre siècle.

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Pôle Valorisation

Une ambition majeure : valoriser les connaissances

Un contexte favorable

L’INEE met en place un processus d’accompagnement de l’innovation dans le domaine de l’environnement au sens large. Il repose sur deux objectifs majeurs :

  • Permettre le transfert des technologies et des connaissances fondamentales issues de la recherche vers des partenaires publics ou privés,
  • Assurer des retombées économiques, environnementales, sociales et/ou culturelles.

Pour accompagner les chercheuses et les chercheurs dans ces démarches, l’INEE dispose d’un Pôle Valorisation qui accompagne le transfert des connaissances et des technologies de ses laboratoires vers le monde socio-économique et culturel par le biais d’actions incitatives ou de mise en relation avec de nombreux partenaires issus du monde socio-économique.

Ce travail se fait en étroite collaboration avec la Direction des relations avec les entreprises (DRE) et les Services de partenariats et de valorisation (SPV) des Délégations régionales (DR). Les sociétés d'accélération du transfert de technologies (SATT) et CNRS Innovation (filiale de valorisation du CNRS en charge de la gestion du portefeuille de brevets) sont également des acteurs du paysage de l’innovation pour structurer les démarches innovantes et apporter des réponses à de nombreux enjeux.

L’INEE soutient le Réseau Thématique Pluridisciplinaire INNOVAEE dont l’objectif est de proposer des recommandations afin d’encourager les chercheuses et chercheurs à la valorisation non académique des travaux de recherche en Écologie et en Sciences de l’Environnement, d’en améliorer la visibilité et de renforcer les partenariats avec les acteurs socio-économiques.

En quelques chiffres à l’INEE

  • 26 brevets déposés depuis 2018
  • 85 déclarations d’invention depuis 2018
  • 6 laboratoires communs
  • 7 start-up actives en 2021

Des dispositifs pour l’innovation et des outils d’accompagnement pour la valorisation

Le CNRS met à disposition divers outils, partenariats et processus pour l’innovation et la valorisation. Signature d’un contrat de recherche partenariale, création d’un laboratoire commun ou d’une start-up, participation au programme de prématuration et dépôt d’un brevet sont autant d’actions permettant l’émergence d’innovations, dans une stratégie gagnant-gagnant pour la recherche et les partenaires publics et privés.

Des collaborations pour de la recherche à long terme

La démarche de l’INEE en termes de valorisation et d’innovation se traduit de deux manières :

  • Mettre en lumière le potentiel innovant de projets initiés par les équipes et les unités. Une fois détectés, ces projets font l’objet d’un accompagnement pour leur valorisation et le transfert des connaissances et technologies développées ;
  • Impulser une dynamique partenariale de long terme entre les unités et les acteurs socio-économiques, en promouvant les recherches collaboratives. Ces relations se traduisent par des contrats de recherche partenariale (collaboration de recherche, prestation de service, équipe conseil, thèse CIFRE, etc.) et par des contrats de transfert (licence sur brevet, logiciel, savoir-faire, etc.).

 

Mise en place d’une collaboration avec l’Afise

Depuis 2017, l’INEE a initié des échanges avec l’Association française des industries de la détergence, de l’entretien, et des produits d’hygiène industrielle (Afise) avec deux objectifs principaux :

  • mettre à disposition les connaissances et savoir-faire issus de l’ensemble des laboratoires du CNRS,
  • apporter une vision innovante destinée à favoriser de nouvelles solutions en matière d’hygiène domestique et industrielle.

Le but est d’aboutir à des programmes à long terme sur les conséquences et les défis qui se présentent aux industriels du secteur dans le contexte actuel (réchauffement climatique, accroissement des échanges planétaires, expansions démographiques, maladies émergentes, etc.) grâce à une collaboration entre chercheuses et chercheurs, universitaires et équipes de R&D.

Un colloque et des ateliers ont, entre autres, été co-organisés par l’Afise et le CNRS.

Les laboratoires communs de recherche pour des partenariats structurants

Ces laboratoires « virtuels » entre le CNRS et une entreprise, de la TPE/PME au grand groupe, visent à pérenniser des collaborations de recherche avec des entreprises.

Un laboratoire commun fonctionne sur la base d’un contrat de collaboration souple mais structurant pour encadrer une collaboration entre une ou des équipe(s) de recherche et une entreprise autour d'un programme de recherche pour une durée renouvelable de quatre ans. Il n'implique pas la totalité des équipes de l’unité de recherche et l'entreprise ne participe pas à la gouvernance de cette unité. L’encadrement du laboratoire commun est assuré de façon conjointe par un(des) chercheur(s) et un(des) entreprise(s). Le suivi et l’évolution du programme scientifique du laboratoire commun est assuré par un comité de pilotage auquel participe l'INEE. Cette caractéristique distingue le fonctionnement d’un laboratoire commun d’un contrat de collaboration de recherche classique.

L’INEE compte actuellement six laboratoires communs, dont deux ont obtenu des financements de l’Agence nationale de la recherche (ANR) et sont désormais labellisés LabCom.

 

Air to sea (R2C) : LabCom pour l’automatisation de la cartographie des biocénoses marines

Le LabCom R2C, financé par l’ANR en 2016, développe des outils innovants d’aide à la décision pour améliorer la reconnaissance et le diagnostic environnemental des fonds marins côtiers. Ce projet a vu le jour dans le cadre du renforcement de la réglementation européenne et nationale en matière de gestion des zones côtières. R2C met ainsi en commun :

  • l’expérience et les compétences dans la production de données de terrain d’ Andromède Océanologie, entreprise reconnue en océanologie côtière,
  • l’expertise scientifique d’une équipe de recherche Biodicée (rattachée à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier), spécialisée dans l’étude des écosystèmes.

Biodicée et Andromède Océanologie travaillent ensemble depuis 2012 et ce LabCom est une occasion unique de pérenniser leur partenariat avec le développement d'outils innovants, afin d’automatiser la reconnaissance et le diagnostic écologiques des fonds marins côtiers à partir de photogrammétrie 3D in situ et de l’intégration d’indicateurs écosystémiques.

BioTechAlg : LabCom pour la valorisation de biomasses algales

Le LabCom BioTechAlg, financé par l’ANR en 2018 et soutenu par la SATT Ouest Valorisation, a pour principal objectif d’identifier de nouvelles molécules issues des microalgues.

BioTechAlg est le fruit de la collaboration entre la société de production industrielle de biomasses algales GREENSEA (du groupe GREENTECH) et du Laboratoire des sciences de l’environnement marin (LEMAR) possédant deux plateformes de criblage haut débit de biomasses marines (BIODIMAR® et Lipidocéan).

La mise en commun des compétences permet alors d’explorer la relation entre des conditions maîtrisées de croissance de différentes souches de microalgues, y compris dans des conditions de stress, et la diversité des métabolites produits, dont certains présenteront des activités biologiques d’intérêt pour la cosmétique et/ou la nutraceutique. L’identification de nouvelles molécules susceptibles d’entrer dans la composition de nouvelles formulations et/ou de remplacer les conservateurs chimiques est d’un intérêt stratégique majeur, qui relève également des grands enjeux actuels de santé publique.

Le programme de prématuration pour le lancement d’un projet

La prématuration est la première étape du processus de transfert d’une technologie, d’un produit, d’une méthodologie ou d’un service vers un marché avec la création d’une forte valeur. En partant de l’observation du principe de base d’une idée innovante, l’objectif est de développer le concept de la technologie ou de son application, et de fournir une démonstration expérimentale.

Le CNRS soutient l’innovation dans ses laboratoires grâce au programme de prématuration, dont l’objectif est de soutenir les toutes premières étapes de développement de projets émergents à fort potentiel d’innovation. Ce programme, coordonné par CNRS Innovation, se place en amont des missions des SATT.

L’INEE soutient l’accès à ce programme pour tous les agents des unités dont l’INEE est cotutelle en diffusant l’information et en assurant un accompagnement (recommandations et soutiens) dans l’élaboration du dossier présenté en Comités de sélection. Le montant et la durée moyenne des projets financés sont de l’ordre de 100 à 120 k€ sur 12 à 18 mois.

Pour déposer une candidature, commencez par contacter en amont le Pôle Valorisation de l’Institut qui la validera.

Les projets lauréats sont accompagnés par des représentants des différents acteurs impliqués dans l’innovation et la valorisation (Pôle Valorisation de l’Institut, DRE, SPV, etc.).

 

Date limite de soumission des dossiers à l'INEE pour les prochaines vagues

Vague 1

1er octobre 2021

Vague 2

2 novembre 2021

Vague 3

4 janvier 2022

Vague 4

1er mars 2022

Vague 5

4 avril 2022

Vague 6

11 juillet 2022

Vague 7

6 septembre 2022

Projet A2V-µCam

Le développement d’un capteur permet d’associer la détection acoustique d’organismes aquatiques de petite taille avec leur capture photographique en vue de l’identification semi-automatique des organismes dans le milieu naturel. Ce développement est possible grâce aux savoir-faire combinés entre du Centre d’études biologiques de Chizé (CEBC) sur traitement des données acoustiques et à celui de la société OBERON Sciences en imagerie et en électronique. Au-delà du fort impact scientifique du projet A2V-µCam, qui s’inscrit également dans la décennie de l’océan (2021-2030) lancée par l’UNESCO, la technologie intéresse de nombreux bureaux d‘étude en charge d’étudier les impacts de l’activité humaine sur la faune aquatique, très difficiles à appréhender dans le milieu naturel.

Les brevets

Un brevet protège une innovation technique, c’est-à-dire un produit ou un procédé qui apporte une solution technique à un problème technique donné. L'invention pour laquelle un brevet pourra être obtenu doit également être nouvelle, impliquer une activité inventive et être susceptible d'application industrielle.

L’accompagnement proposé aux porteurs de projets pour le dépôt de brevets et de licences d’exploitation s’illustre notamment par une collaboration entre l’INEE et les responsables de la valorisation du CNRS. Afin de mettre en place le processus de valorisation le plus adapté, chaque projet fait l’objet d’une procédure impliquant plusieurs acteurs :

  • la Direction de l’unité et les responsables SPV en DR qui sont informés et prennent connaissance du projet,
  • les responsables SPV qui font remonter le dossier au Pôle valorisation de l’Institut pour procéder à une expertise,
  • la filiale CNRS Innovation qui fait une étude afin de diriger le projet vers le processus de valorisation le plus adapté.

Les start-up

Littéralement « entreprise qui démarre », une start-up est une entreprise nouvelle innovante à fort potentiel de croissance. Par définition, elle est liée à la notion d'expérimentation d'une nouvelle activité, sur un nouveau marché, avec un risque difficile à évaluer.

Le programme d’accompagnement RISE  du CNRS, piloté par CNRS Innovation, a pour objectif d’accompagner les projets de start-up ayant vocation à exploiter les technologies développées au sein des laboratoires du CNRS, de l’idée à la structuration, jusqu’à la création et les premières phases de financement. Ouvert à tous les projets de start-up et aux jeunes start-up impliquant le CNRS, le programme RISE permet aux porteurs de profiter de l’expertise et du réseau de CNRS Innovation, et de faire émerger leur projet dans des conditions optimales, en bénéficiant d’un accompagnement amont efficace d’un an, dispensé par une équipe d’experts dédiés et de mentors pour les accompagner dans toutes leurs étapes de développement.

Valbiotis

Présents aux côtés de Valbiotis depuis sa création en 2014, des chercheuses et chercheurs du Laboratoire Littoral environnement et sociétés (LIENSs) participent au développement de cinq produits de nutrition-santé à base d'extraits de plantes. Cette start-up des sciences de la vie entre en bourse après seulement trois ans d'existence.

Son produit candidat le plus avancé est Valedia® qui est destiné aux prédiabétiques (soit environ 900 millions de personnes aujourd’hui dans le monde). Les résultats concluants de la phase IIa de développement clinique ont été publiés à l’été 2019. Le produit est aujourd’hui en phase II/III de développement clinique, la dernière étape avant le dépôt d’un dossier d’allégation santé auprès des autorités réglementaires américaines, européennes et canadiennes ; les résultats sont attendus pour mi-2022.

Pour le laboratoire, cette collaboration suivie est fructueuse en termes de rayonnement scientifique et de financement de la recherche. Elle se traduira aussi par un retour financier dès la commercialisation des premiers produits.

Laboratoires Bioprotection : création d’un répulsif anti-moustiques bio et naturel

Pour répondre à une demande croissante de produits répulsifs anti-moustiques efficaces et respectueux de l'environnement, le laboratoire ChimEco a mis au point un nouveau mélange breveté, composé uniquement de produits d'origine naturelle et biosourcée. La start-up Laboratoires Bioprotection a été créée pour industrialiser et commercialiser ce nouveau répulsif 100 % naturel. Laboratoires Bioprotection est cofondée avec la start-up studio TechnoFounders, qui assure la gestion de l'entreprise. Le produit mis au point est aujourd’hui commercialisé.

D’autres formes de valorisation à l’INEE

A l’INEE, d’autres types d’actions de valorisation sont également mis en valeur comme, par exemple, les actions relatives aux expertises (juridiques ou scientifiques, individuelles ou collectives) et les formations dispensées par des personnels de la recherche et pouvant être montés sur mesure, à la demande, en collaboration avec CNRS Formation Entreprises.

En lien avec les services de communication, le Pôle valorisation de l’Institut porte également une attention sur les actions à destination du grand public, en d’autres termes, la médiation et la vulgarisation scientifique, les actions de sciences participatives, les actions culturelles et les créations artistiques.

Une expertise scientifique collective sur l’eutrophisation

En 2017, le CNRS (dont l’INEE), l’Ifremer, l’INRA et l’Irstea ont publié conjointement une expertise scientifique collective portant sur l’eutrophisation (manifestations, causes, conséquences et prédictibilité). Cette expertise était une demande du ministère de la Transition écologique et solidaire et de celui de l'Agriculture et de l'Alimentation, avec le soutien financier de l'Agence française pour la biodiversité.

Ce travail pluridisciplinaire a mobilisé une quarantaine de scientifiques français et étrangers, dans les domaines de l'écologie, de l'hydrologie, de la biogéochimie, des sciences biotechniques, des sciences sociales, du droit et de l'économie. Ils se sont appuyés sur un corpus bibliographique d'environ quatre mille références scientifiques. Il ressort notamment l'importance de considérer tout le continuum terre-mer (de l'amont à l'aval) pour caractériser et prédire les risques d'eutrophisation, tout en prenant en compte le changement climatique.

Le réseau des correspondants valorisation

Le Pôle Valorisation a mis en place un réseau de correspondants valorisation au sein des laboratoires de l’INEE. Ce réseau permet d’échanger les informations relatives à la valorisation entre l’Institut et les laboratoires afin, pour le laboratoire, de gagner en visibilité sur ses actions menées et, pour l’institut, d’accompagner les laboratoires dans leur stratégie de valorisation.

Journée des correspondants valorisation

programme de(s) journée(s) (à venir)

Les actualités valorisation de l'INEE

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